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Fondation Victor DillardFondation Victor Dillard - Enseignement Catholique de Loir et Cher
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DES INITIATIVES POUR UN « MILIEU DE GRÂCE »

L’École catholique a de grands projets.

« Sans projets et sans habitudes, nous pourrons rêver notre vie » chantait il y a près d’un demi-siècle Georges Moustaki dans Le temps de vivre. Ces paroles qu’ont fredonnées un grand nombre d’adolescents, devenus aujourd’hui parents ou même grands-parents, ont le défaut, justement, d’être des paroles d’adolescents. Nul ne peut vivre sans faire de projets, ni sans les transformer en habitudes, c’est-à-dire sans les incarner dans le quotidien. Les projets qui deviennent des habitudes, des acquis durables, sont la marque d’une vie adulte, qui a laissé derrière elle l’immédiateté des désirs et des caprices pour se construire dans la durée. Une vie qui ne se rêve plus, mais qui se réalise sans avoir à renier le meilleur de ses rêves d’antan.

Voilà pourquoi l’École fait des projets, et l’École catholique en fait plus que toute autre.

On entend dire parfois : « nous ne pouvons pas avoir de projets car nous n’avons pas assez de moyens ». La protestation endémique dans le monde éducatif, celle dont l’enseignement d’État s’est fait une spécialité, est la protestation contre le manque de moyens : tout syndicat qui se respecte pavoise lorsqu’il a arraché « davantage de crédits ».

Osons défendre la thèse inverse. Ce n’est pas parce que nous manquons de moyens que nous manquons de projets, c’est parce que nous manquons de projets que nous manquons de moyens. Les grands projets ont la vertu de susciter les moyens nécessaires pour les mettre en œuvre. Si nous avons de petits projets, nous aurons de petits moyens – et finalement une petite vie.

L’École catholique a de grands projets. 

Vous les connaissez certainement déjà, c’est pourquoi le livret que vous avez entre les mains ne fait que les évoquer. Ils sont tous au service du projet éducatif catholique, que chaque diocèse s’approprie de façon originale par le truchement du directeur diocésain et du Codiec, et que chaque école décline à sa manière, dans la légitime autonomie garantie par la loi française et par le principe de subsidiarité qui est au cœur du statut de l’enseignement catholique. C’est ainsi que l’enseignement catholique du diocèse de Blois conduit, depuis plusieurs années déjà, le projet ambitieux d’une « école de la relation », afin de construire à la fois les citoyens et citoyennes et les chrétiens et chrétiennes du XXIe siècle, dans un monde où le conflit semble parfois être la règle et la communion l’exception.

Sept initiatives

Mais ce livret vous parle avant tout de sept initiatives mises en avant par la Fondation Victor Dillard. Reconnue d’utilité publique, la Fondation ne s’en tient pas à soutenir matériellement l’enseignement catholique du Loir et Cher, en particulier dans le domaine de l’immobilier. La dimension matérielle de son action n’a de sens que parce qu’elle est au service du projet dans son ensemble.

Les sept initiatives promues dans ce livret ne se substituent pas au projet. Elles l’accompagnent et le traduisent dans des domaines chargés d’un grand poids symbolique, et tous orientés vers une conscience humaine et chrétienne plus vive et un engagement plus fort des parents, des enseignants et des élèves eux-mêmes. Elles mettent en évidence la tâche qui incombe à l’enseignement en général, et à l’enseignement catholique en particulier, de créer un « milieu de grâce », selon l’expression du cardinal Daniélou.

Cette expression suppose qu’on ne voie pas l’école comme un raccourci de la société, avec ses conflits, ses contradictions, ses violences, sa lutte pour la vie où triomphe le plus fort, mais qu’on la voie comme un sanctuaire. La question de la sanctuarisation de l’école ne devrait pas faire débat : elle est constitutive de l’idée même d’école.

Comme on sait, le mot « culture » et le mot « agriculture » ont la même origine, et les deux sens du verbe « cultiver » remontent à cette origine commune. Cultiver une terre et cultiver un être humain sont deux actes similaires, soumis l’un et l’autre aux rythmes naturels et requérant l’un comme l’autre la patience du cultivateur, voire du jardinier, plus que l’efficience du manager. Le tout dans un milieu préservé, qui sera un « milieu de grâce ».

 

Dans cet esprit, citons en concluant la grande éducatrice que fut Madeleine Daniélou, mère du cardinal, dans L’éducation selon l’Esprit :

« Il faudrait que chaque enfant soit entouré de soins si intelligents, de tant de respect et d’amour, que tout ce qu’il porte en lui pût atteindre son plein épanouissement. Le jardinier qui soigne ses fleurs, le berger qui veille sur ses agneaux sont pleins de sollicitude et de patience. Ne doit-on pas en mettre mille fois plus au service des enfants des hommes, dont chacun porte en soi tant de possibilités de joies et de souffrance et une destinée éternelle ? Un être humain, si humble soit-il, a des résonances infinies, des profondeurs insondables, une parole à dire qui n’est qu’à lui quoiqu’elle s’insère dans un chœur immense, une vocation qui n’est rien moins qu’une pensée divine.»

Puisse notre enseignement catholique ne jamais perdre de vue qu’il  n’est que serviteur – mais serviteur du projet de Dieu.

 

Jean-Pierre Batut, évêque de Blois

Président de la Fondation Victor Dillard

Pour en savoir plus sur ces 7 initiatives, rendez-vous sur la page "projets"

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